Revue de presse internationale - Septembre-Octobre 2017

Lu pour vous dans la presse consumériste internationale


 

Un peu partout en Europe, les usagers des transports se plaignent de certaines évolutions néfastes. Au-delà des traditionnels problèmes de ponctualité des avions ou des trains, les organisations de consommateurs pointent de nouvelles pratiques limite.
Par exemple ce billet coupe file dans les aéroports britanniques pour éviter de perdre du temps aux contrôles. Cher, inefficace et inadapté, il ressemble à un bel attrape-gogo.
Constat similaire en Italie, où l’on fait croire que le nouveau service des objets perdus dans les trains est un progrès alors qu’il s’agit désormais d’un service facturé qui ne fonctionne que dans huit gares et qui repose entièrement sur le conducteur qui devra chercher lui-même l’objet à l’arrivée de son train.
C’est à ce genre de détail qu’on mesure l’état d’un service d’intérêt général d’un pays.

 

 

Au sommaire :
> Les billets coupe-file des aéroports sont-ils vraiment utiles ?
> Arnaque au tapis turc
> Trenitalia, bureau des objets perdus à jamais
> Jeans skinny et mal de dos

 

 

Les billets coupe-file des aéroports sont-ils vraiment utiles ?

 

Les aéroports britanniques vendent des tickets pour passer plus rapidement les contrôles de sécurité et d’identité. Ils promettent un parcours "sans file d’attente" et "sans stress" aux voyageurs prêts à débourser un supplément. Serait-ce encore un moyen de soutirer plus d’argent à des vacanciers stressés, s’interroge WHICH?

Pour en savoir plus ces options "coupe-file" et les temps d’attente aux contrôles, les enquêteurs de WHICH ? Travel, l’édition du journal consumériste dédiée au tourisme, ont visité onze aéroports du Royaume Uni. Ils ont aussi interrogé les douanes et l’aviation civile.

Selon les aéroports, le service coupe-file coûte entre 5 et 12,50 £ pour le contrôle des passeports et de 3 à 7 £ pour le contrôle de sécurité. Avec en sus un minimum de 1,5 % de frais  quand on paie en ligne par carte bancaire. Les tickets ne sont pas remboursables, même en cas de vol annulé ou retardé. Autant acheter le service sur place, une fois qu’on aura pu juger de la longueur des files d’attente ?  Las, sur place le tarif est bien plus élevé. Tout est fait pour qu’on achète l’option coupe-file à l’avance.

Payer un supplément est un pari, car malgré tout les clients prioritaires passent exactement les mêmes contrôles que les autres. D’ailleurs les conditions générales de vente (CGV) ne garantissent pas que les files rapides soient effectivement plus rapides que les files d’attente classiques.

Les parents verront mieux que quiconque l’intérêt d’éviter un longue attente avec des enfants en bas âge. Mais il n’y a pas de tarif familial, alors les parents doivent acheter des tickets pour chaque enfant et chaque bébé. Attention aux petits caractères des conditions de vente : certains aéroports excluent poussettes, landaus ou cosy pour bébé.

WHICH? a recueilli les témoignages de 1 160 lecteurs. Seulement 8 % sont satisfaits et conviennent d’un bon rapport qualité-prix. De nombreux lecteurs sont dubitatifs et crient à l’ "arnaque", au "gadget", à l’injustice d’un "système à deux vitesses". D’autant que le prix d’un billet d’avion comprend déjà une charge de service, collectée par l’aviation civile, qui couvre les frais d’utilisation des installations aéroportuaires. Alors pourquoi payer un supplément quand vous avez déjà payé la prestation incluse dans le prix du billet ?

Les statistiques des aéroports donnent raison aux râleurs. Les temps d’attente moyens pour le passage des contrôles de sécurité et des passeports montrent que le paiement d’un supplément pour emprunter une file "rapide" est la plupart du temps inutile.

 

Source : WHICH? Travel (Royaume-Uni), juillet 2017
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Créée en 1957, Consumers' Association, connue sous le nom de WHICH ?, est la plus importante association de consommateurs au Royaume-Uni. Elle compte 617 000 membres abonnés à son journal, et plus de 254 000 abonnés en ligne. WHICH? est membre fondateur de Consumers International, créé en 1960 sous le nom de International Organisation of Consumer Unions (IOCU). WHICH? est également membre du BEUC. Très connue pour ses essais comparatifs de produits et ses essais de services, l'association est un véritable groupe de pression qui depuis 60 ans mène régulièrement des campagnes sur les questions importantes pour les consommateurs.
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Trenitalia, bureau des objets perdus à jamais

 

L’association de consommateurs ALTROCONSUMO a testé Trenitalia en oubliant volontairement une paire de lunettes et un carnet de notes dans un Intercity de la compagnie ferroviaire italienne. Cinq tentatives ont été nécessaires pour obtenir un interlocuteur, via le numéro de téléphone surtaxé de la compagnie. Coût  9 €, pour être finalement redirigé vers la gare d’arrivée. Sur place, un employé annonce qu’il n’y a plus de bureau des objets trouvés. A la place, un service payant, "Servizio Cortesia", opère dans huit grandes villes. Si l’on agit très vite, il peut contacter le conducteur qui recherchera l’objet à l’arrivée de son train. C’est bien dommage, déplore ALTROCONSUMO, car en 2008 le service des objets trouvés collectait encore 3 500 articles.

Alors les consommateurs s’organisent sur les réseaux sociaux. Un groupe Facebook dédié aux objets perdus sur les lignes de Trenitalia compte 500 membres.  Et la plateforme FindMyLost recensait 50 000 objets perdus au moment de l’enquête.

 

Source : ALTROCONSUMO (Italie), juillet-août 2017
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Avec plus de 300 000 membres, ALTROCONSUMO est la première association de consommateurs en Italie. Née en 1973 sous le nom de Comité de défense des consommateurs, elle publie des magazines et des livres pour information du consommateur, donne des consultations juridiques et mène une politique de lobbying. Les éditions Altroconsumo Ltd sont membres d'Euroconsumers S.A. (Test-achats en Belgique, OCU Compra Maestra en Espagne, Proteste au Portugal, Proteste au Brésil).
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Arnaque au tapis turc

 

Un lecteur autrichien a acheté un tapis en Turquie en 2011. Au début de l’année 2017, il est contacté par téléphone depuis Antalya pour une personne qui lui réclame de l’argent et le menace d’une amende de 8 000 €. Le tapis  n’aurait pas été dédouané. Pris d’un doute, il prend conseil auprès de l’association de consommateurs VKI, puis du bureau des douanes autrichiennes. Ce dernier lui confirme qu’il s’agit d’une arnaque et que des cas similaires font l’objet d’une enquête. Une autorité douanière communique toujours par écrit, jamais par téléphone. Et ce type d’affaire est prescrit au bout de trois ans.

Dans de pareils cas, KONSUMENT conseille de ne pas se laisser intimider et de contacter la police si l’on se sent menacé.

 

Source : KONSUMENT (Autriche), juillet 2017
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VKI, Verein für Konsumenteninformation, est une organisation à but non lucratif qui a été fondée en 1961. L’association de consommateurs a une longue tradition de réalisation d’essais de biens et services, dont les résultats sont publiés dans son magazine mensuel KONSUMENT. VKI travaille en étroite collaboration avec la Stiftung Warentest (Allemagne). L’association est membre du Bureau européen des unions de consommateurs  (BEUC), de Consumers International (CI) et d’International Consumer Research & Testing (ICRT). VKI est habilité à engager des affaires judiciaires au nom du ministère fédéral autrichien des Affaires sociales et de la protection des consommateurs.
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Jeans skinny et mal de dos

 

Selon la British Chiropractic Association, les jeans skinny (les plus moulants) seraient des  ennemis du dos.  C’est "du n’importe quoi", tempête TEST ACHATS,  "les supputations de la BCA sont purement théoriques". En réalité cette association de chiropracteurs a simplement demandé à des femmes à quoi elles attribuaient leur mal de dos. 28% pensent que leur garde-robe pourrait être en cause : jeans serrés, grands sacs portés à l’épaule, colliers lourds et  talons hauts… Aucune preuve scientifique n’est établie, grogne l’association. Evidemment, on peut raisonnablement penser qu’il vaut mieux éviter de marcher avec des talons hauts à longueur de journée. "Pour le reste, portez ce que bon vous semble !" conclue le journal.

 

Source : TEST SANTE (Belgique), juin-juillet 2017
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L’asbl Test-Achats a été fondée en 1957 par des bénévoles. Test-Achats a évolué pour devenir une grande association de consommateurs qui, grâce à sa collaboration avec d'autres organisations, notamment en Espagne, Italie, Portugal et Brésil, joue désormais aussi un rôle au niveau européen et mondial. L’association est membre fondateur de l’IOCU (International Organisation of Consumers Unions), Consumers International aujourd’hui. En plus de son mensuel phare et d'un bimensuel spécialisé en santé, Test-Achats publie des périodiques d'informations et de conseils financiers : Test-Achats Invest et Fonds & Sicav.
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